01.10.2007
Vu(e) d'en haut

Vu d'en haut, tout semble calme. On ne distingue guère plus au sol que de grandes formes immobiles, et ces immenses tâches de couleur forcent l'admiration. Le monde paraît loin, quand la pesanteur n'a plus son mot à dire.
Sur l'horizon, le soleil levant darde déjà vers moi ses plus beaux rayons, formant d'éblouissantes visions. Les images deviennent floues, signe avant-coureur de leur disparition prochaine.
Le coeur entre deux rives, je glisse vers un sommeil sans repos.
***
Ah l'heure où ces lignes feront leur apparition sur mon blog, je serai dans l'avion, probablement en phase de décollage. J'espère que tu ne m'en voudras pas trop de bloguer "en différé" (car c'est tricher) mais parfois ça rend service.
Alors ça y est je suis parti, et bizarrement je ne suis même pas stressé. Pas triste non plus. Comme à l'épreuve des émotions. Deux solutions : 1/ j'ai dépassé le stade des angoisses métaphysiques ou 2/ je n'ai pas encore vraiment réalisé ce qui m'arrivait. Je penche pour le 2/, même si je ne peux nier qu'il y a eu des manifestations du 1/.
Mais j'ai encore tout le trajet pour me faire à l'idée. Ce qui ne m'empêchera sans doute pas d'avoir un choc quand je me rendrai compte que je suis incapable de lire quoi que ce soit comme panneau, ou de saisir la plus petite bribe de conversation. Et surtout quand un mec avec une pancarte bariolée "OUFS" nous demandera : "Ale you ze flench studentz ?". Oui parce que Osaka University of Foreign Studies ça s'abrège OUFS, ce qui évidemment, pour tout francophone de moins de 70 ans, est évocateur.
Bon, avec le décalage horaire je risque d'être over-claqué à l'arrivée (sauf éventuellement si j'arrive à bien dormir dans l'avion), sans compter que j'aurai certainement une tonne de trucs à faire. N'attends donc pas de nouvelles trop vite : elles viendront à point nommé, quand je commencerai vraiment à te manquer.
...enfin si je trouve la salle info.
14:00 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : avion, choc, OUFS






