12.07.2007
A modern midnight conversation

Samedi soir, c'était concert. Les Chemical Brothers revenaient au Zénith de Paris, et ça valait le coup de voir ça. J'ai trainé yoyo, qui finalement est ressortie ravie. Pour ma part j'ai légèrement préféré la prestation de 2005, sûrement parce que bon, quand t'es tout devant dans la fosse, t'as parfois un peu l'impression de t'agiter tout seul, alors que l'effet de masse est plus saisissant en plein milieu. N'empêche que c'était énorme.
Ce qui l'était moins, c'est qu'évidemment, comme on aurait dû le prévoir, on a loupé le dernier train (23h44), donc paf, bloqués à Paris pour la nuit. On a bien essayé d'appeler 1 ou 2 personnes pour se faire héberger, et puis finalement on s'est fait une raison. Alors en attendant 7h22 (1er train, le dimanche), on s'est baladés un peu. On s'est cassés le nez sur des MacDo fermés puis des bistrots qui fermaient aussi, pour enfin trouver des bières à... 10€. Passé minuit, le 7.7.7, jour de la chance, était bel et bien derrière nous ^^
Du coup, idée formidable : on s'est dit qu'on pourrait peut-être dormir un peu -ou avoir moins froid- dans le Noctilien. Affalés sur le banc de l'abribus, on a facilement laissé passer 2 ou 3 bus avant de choisir le nôtre, histoire qu'il soit pas trop bondé. Mauvaise idée, on est très précisément tombés sur celui qu'il fallait éviter. On monte, on s'installe... je fais remarquer à yoyo que j'ai les yeux qui piquent, ah et puis le nez aussi, et ah mais ouais dis donc ça pique c'est bizarre... et puis ça commence à piquer yoyo aussi... et quand le chauffeur du bus s'énerve on comprend finalement que c'est le groupe de banlieusards du fond (tout aussi énervés d'ailleurs - "DEMARRE, TA MERE !") qui s'est fait gazer par les flics, et qui du coup transporte encore des résidus incommodants. On finit par changer de bus, non sans croiser par la suite encore bien des mecs bourrés, dont un vieux plutôt étrange qui nous sort comme ça, out of the blue : "j'ai du scotch !" (nan, c'est pas vrai ? du double-face ?! ...bon ok il parlait sûrement de l'alcool).
Et cette histoire finit en gare d'Austerlitz, réouverte aux alentours de 5h du matin. Deux heures d'attente comateuse sur des bancs spécialement étudiés pour qu'on ne puisse pas s'y allonger, sans doute par peur des clodos (super). Du coup on a parlé de yorkshires. Ouais nan je sais le lien est pas évident, mais c'était pour les besoins d'un jeu, pour passer le temps.
News in brief pour terminer... Alors déjà un grand mystère plane sur le sort de mon paillasson lillois, puisqu'il a tout bonnement disparu. Bon j'y étais modérément attaché, d'accord, mais ça rendait des services. Je mènerai l'enquête (ou pas). Ensuite j'ai profité d'un passage à Orléans pour aller voir "La Traversée du temps" qui ne passait pas à Lille, et figurez-vous que ça aussi, c'était bien. L'animation n'est pas de la qualité d'un Miyazaki, mais l'histoire est touchante. Et pour finir, vous aurez peut-être suivi le passionnant feuilleton estival de ce blog, le "Jacky show". C'est comme à la télé : les acteurs sont nuls, le scénario ne tient pas debout, et la fin est connue d'avance... ceci dit, y en a que ça occupe.
..."le temps n'attend personne".
00:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : brotherhood, bus, banc de la société






