13.05.2008
Promenons-nous dans Kobe

A part ça ? Dimanche après-midi tout de même, cinéma, parce que rien ne remplace une vraie salle ! Le Japon ayant le bon goût de doubler un peu moins systématiquement les films qu'en France, on a pu s'offrir une séance en VOST du navrant "10000 BC", histoire de pouffer discrètement entre 2 scènes d'action. Enfin le vrai truc drôle c'était quand même de voir Steven Spielberg et George Lucas balbutier 3 mots de japonais avant la bande-annonce d'Indy 4. Les spectateurs jap, eux, n'ont pas mouffeté.
Sinon ce midi se tenait la "welcome party" des étudiants étrangers arrivés en avril, pour un autre programme d'échange de l'université. Hors de question de rater un buffet gratuit, même s'il fallait pour cela d'abord subir quelques discours officiels traduits en katakana-english. Pas facile tous les jours, la vie ici ^^
...et décidemment y en a que pour la Chine en ce moment, même niveau séismes.








09:49 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : kobe, buffet gratuit, sinomania
13.12.2007
Et les vacances arrivèrent

Et la pluie, aussi. Sans oublier la foule, qui comme toujours était également de la fête. C'était mercredi, à Kobe : nous allions voir l'attraction de cette première moitié de décembre, à savoir les fameuses illuminations de la ville. Il en existe dans la plupart des grandes agglomérations bien sûr, au Japon comme ailleurs. Mais celles de Kobe ont un écho particulier puisqu'elles commémorent chaque année le tristement célèbre séisme de 1995.
Alors bon, tu jugeras plus bas, ça brille, t'as une jolie musique d'ambiance, et l'ensemble impressionne... n'empêche que c'est vraiment, mais alors vraiment, je veux dire VRAIMENT surfait. Je m'explique : tu débarques à Kobe à la tombée de la nuit. On est en semaine, un jour de pluie. Tu te dis donc que ça devrait être assez peinard. Grave, très grave erreur...
Au début tu ne comprends pas trop ce qu'il se passe. Pourquoi tous ces policiers sont-ils là, armés de leur caractéristique bâton rouge clignotant, à mettre des barrières partout ? Des gens passent, nombreux. Y aurait-il une manifestation ? Allons allons, on est au Japon. Tu vas manger un morceau au MacDo jap' (où les frites sont meilleures car plus salées), puis tu reviens. Et là tu comprends : pour accéder aux illuminations, il faut faire la queue. Tout ce dédale de barrières qui serpente à travers des rues bloquées, c'est une gigantesque file d'attente.
Or la largeur des rues n'y fait rien, elles sont noires de jaunes. C'est dingue. Alors on patiente, on suit le circuit... les policiers, comme toujours inutilement nombreux, s'époumonent dans leurs mégaphones pour t'informer, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, qu'à cause de la pluie le sol est mouillé et que donc tu pourrais peut-être, très éventuellement et si le revêtement s'y prêtait, glisser. Viens au Japon, c'est promis, il ne t'arrivera rien.
Après peut-être 45 minutes de queue, on est enfin en vue des arcades illuminées. A l'unisson, la foule sort tout ce qui peut faire office d'appareil photo. Les flash crépitent, les "kirei !" ("c'est beau !") résonnent. On suit cette artère, on passe sous les lumières. Plus loin se trouve une sorte de grand chapiteau lumineux du même type. Et euh c'est à peu près tout ce qu'il y a à voir.
Je ne dis pas que ça ne vaut pas le coup d'oeil, hein. Mais tout ça pour ça, faudrait voir à arrêter la colle. Sans doute la dimension commémorative n'y est-elle pas tout à fait étrangère...
Sinon je suis allé mardi pour la première fois dans un restau de sushis à plateaux tournants, avec Raula (copain qui nous vient de Papouasie Nouvelle-Guinée -oui il y a des gens qui y vivent pour de vrai-) et 2 Japonais. C'était plutôt ludique. En plus les sushis n'étaient pas trop chers et assez bons. J'ai pu tester le "natto", ces germes de soja fermentés, que beaucoup trouvent immondes. Alors certes c'est pas bon la première fois, mais je suis convaincu que je pourrais m'y habituer et même aimer ça. Va comprendre.
Et puis, une petite anecdote dont je ne te ferai pas grâce... Samedi, en début de soirée, on frappe à ma porte. Adrien tire une drôle de tête. Il me demande si je "peux venir voir 5 minutes..." Léger malaise. Que se passe-t-il ? A peine ai-je mis la tête dans le couloir, que Maxime et Sébastien, les 2 autres Français de l'étage, me tendent un gâteau et s'écrient en choeur : "bon anniversaire !".
... ... ...et donc j'ai eu l'air un peu con en leur expliquant que je m'étais planté en entrant ma date d'anniversaire dans mon téléphone portable au début de l'année, à cause du format japonais (similaire au format US) où 12/08 signifie 8 décembre. [Parce qu'ici tu peux envoyer par infrarouge à tes amis ton numéro et un genre de mini-profil avec entre autres ta date d'anniversaire.] Au moins, la surprise était totale et ça m'a fait plaisir ^^
...demain, j'achète mes tickets de bus pour Tokyo : youhou !







21:55 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Kobe, illuminations, illuminés
07.12.2007
Face to Fest

Bon d'accord, je n'étais pas vraiment allé faire du tourisme à Kobe. Et de fait, si on a dû traverser une bonne partie de la ville pour rejoindre le World Kinen Hall, je n'en ai sûrement pas vu grand chose. Ce que j'ai bien vu en revanche c'est le show impressionnant des Daft Punk... !
Dès 14h Adrien, Mathieu et moi nous dirigeons vers Kobe. 1h30 et 620 Yen plus tard, nous y sommes. Ne sachant pas précisément où se trouve la salle de concert, on galère un peu avant de finir par s'adresser au Koban le plus proche : une ces nombreuses petites "police box" qui, bien plus qu'à combattre le crime, servent à trouver son chemin dans le labyrinthe que constitue toute grande ville japonaise. Une bonne heure de marche nous conduit au centre de Port Island. L'occasion de voir un peu la mer et de constater que Kobe est bel et bien avant tout un immense port.
Là, le World Hall se dresse enfin devant nous, sorte de grand dôme / bunker (au choix). Il reste plus d'une heure avant l'ouverture supposée des portes, mais la file d'attente est déjà longue. Prenons notre mal en patience. Après quoi nous devons mettre nos affaires (sac, veste, pull...) dans un grand sac plastique transparent pour pouvoir les donner au vestiaire. Puis nous entrons enfin dans la salle.
A l'intérieur, c'est Bercy. Enfin avec deux tiers de sièges en moins sur les côtés, ok. Mais la fosse est immense, et sera remplie. Dans la foule, on dénombre beaucoup d'autres gaijins (j'ai même parlé 2 minutes avec un type installé au Japon, qui venait de Lille).
Et puis, peut-être parce qu'on est au Japon, peut-être parce qu'il y avait du monde à l'affiche, à 19h précises le spectacle commence. Car certes tout le monde était venu pour voir Daft Punk, mais le nom exact de l'événement est "Dafunkfest", avec "fest" pour festival. Le premier groupe s'élance : Cazals, rock anglais très chouette, que je connaissais un peu par hasard grâce à une compil' Kitsune (vol. 2). Très présents sur scène, musicalement efficaces, et en plus ils reviendront pour nous taper dans les mains durant la fin du concert des Daft Punk.
Jusque là, c'était vraiment calme. Peut-être le public japonais était-il plus discipliné que le public occidental ? Ca paraissait plausible, surtout à en juger par la fille en fauteuil roulant qui était à côté de moi... et sur laquelle je manquerais ensuite de tomber à plusieurs reprises.
Mais non, arrivent alors les Boom Boom Satellites, groupe de rock japonais à grosses guitares électriques en V. C'était pas terrible mais ça a bien remué le public, sûrement parce qu'ils sont connus ici. En m'accrochant j'ai quand même réussi à gagner 2-3 rangs dans les mouvements de foule.
Après quoi le rideau tombe sur la scène principale pour permettre l'installation du décor des Daft Punk. Et ce sont Kavinsky et SebastiAn qui prennent le relai sur le côté gauche de la scène. Leur mix se défend bien mais les 2 DJs ne peuvent faire oublier indéfiniment la suite...
La pyramide et ses 2 robots apparaissent enfin. "Human" / "Robot", répète alternativement et de plus en plus vite la voix vocodée. Et c'est parti pour 1h20 des Daft Punk. Show visuel très impressionnant, chaque élement du décor lumineux intervient progressivement et est utilisé au mieux, maîtrise totale du sujet. Côté musique rien à dire, on connait toutes les chansons, elles font leur travail, on bouge, et en plus elles sont intelligemment mixées pour faire hurler la foule. J'ai la chance d'être relativement calé tout à l'avant de la fosse (à peine 3 ou 4 rangées de personnes devant moi) et de ne pas être trop affecté par les multiples vagues d'hystérie collective. Ce qui ne m'empêche pas de manger régulièrement les cheveux de mon voisin de devant pour peu que j'oublie de lever le menton. Je sortirai un peu cassé en deux, ayant bien transpiré, mais content !
Ah et je dois quand même te parler du rappel assez époustouflant dont nous avons été gratifiés : à leur retour sur scène, les Daft Punk avaient quelque peu changé de costume... puisqu'après un bel effet de mise en scène, ils ont éteint toute lumière, pour ne laisser voir que des bandes luminescentes oranges qui couraient partout sur leur casque et leur combinaison. Le résultat était juste énorme, on avait l'impression de voir non plus des "robots" mais bel et bien des personnages animés, comme dessinés en 2 dimensions. Saisissant.
Voilà, je les avais ratés à Paris, je tiens maintenant ma revanche ^^
...bon et sinon t'as plein de vidéos du concert sur YouTube.












18:30 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Daft Punk, Kobe, concert






