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30.06.2008
"No summer, no life"

A part ça, je commence à m'organiser très sérieusement pour le retour, à réfléchir aux cartons, aux derniers achats à effectuer, aux derniers lieux à visiter... L'autre soir, à l'occasion d'un anniversaire, nous avons mis les pieds dans un izakaya original, de la franchise "The Lock Up", à mi-chemin entre l'univers carcéral et celui des films d'horreur. On mange dans des "cellules", et à un moment donné du repas, l'éclairage passe en lumière noire avec une musique inquiètante, et des types déguisés en monstres viennent te faire peur... un peu ridicule, mais on s'est franchement bien marré ^^
Sinon, l'autre jour on s'est dit qu'on en avait marre de payer des fortunes en transports en commun pour aller en ville, alors que normalement on devrait avoir une réduction étudiante. Du coup, on a décidé d'utiliser dorénavant des tickets enfant : moitié prix. Ca fait un genre de "piou-piou" d'oiseau vraiment pas discret quand tu mets ton ticket dans la borne, de sorte que les 3/4 du temps je suis certain que le type remarque... mais voilà, on est de pauvres étrangers qui ne comprenons rien à rien, alors il va pas s'embêter à nous courir après et à tenter de nous expliquer puisqu'il est évident que nous ne parlons pas japonais. En fait ça doit même faire un mois qu'on voyage partout dans la région à moitié prix sans qu'on n'ait eu ne serait-ce que le début du commencement d'une remarque. N'en doutons plus, le "gaijin bonus" existe.
Enfin on est allés faire un vol de nuit dans la grande roue de Tempozan, près du port d'Osaka. Il fallait bien faire honneur à "la plus grande roue du monde", comme l'appellent encore certains guides plus ou moins intentionnellement non mis à jour. Avec ses 112,5 mètres, la roue était effectivement la plus grande du monde au moment de sa construction en 1997, et l'est restée pendant... quelque chose comme 2 ans. Allez, on ne boude pas son plaisir pour autant. En plus elle fait la météo, si si, grâce à un code couleur de son éclairage. Là c'était vert pour "temps couvert" le jour suivant. Vert, cou-vert... non en fait, on me signale dans l'oreillette qu'il n'y a aucun rapport.
...et si tu veux que je te ramène un truc en particulier, fais-moi signe, genre vite.







19:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : natsu masturi, ferris wheel, kodomo ticket
18.06.2008
Vu à la télé.

Parce que comme j'ai pas pléthore de choses à dire cette semaine d'un point de vue personnel, autant parler d'un sujet qui méritait depuis longtemps d'être abordé : la télé japonaise. Et il y en aurait des trucs à dire. Pour te donner une idée, imagine la chose la plus stupide que tu aies jamais vu dans une émission type "zapping du monde" ou sur YouTube à propos de la télé jap... normalement t'as l'embarras du choix. Alors tu te dis "wah, z'ont quand même des programmes spéciaux de temps en temps au Japon". Je t'arrête tout de suite. C'est pas "de temps en temps". C'est rigoureusement "tout le temps". Et je le prouve.
L'autre jour, par exemple. On allume la télé en bas, émission sur les animaux. Ok, les animaux c'est mimi, ça plaît. Sauf que pour les rendre encore plus mimi, il s'agissait uniquement de bébés animaux (du chiot au veau, en passant par un petit singe) qu'un type avait pour mission d'endormir par tous les moyens : biberon, bercements, caresses, musique douce... Parce qu'un bébé animal qui dort c'est mignooon. Donc voilà, le gars se démonte pas et il attend par exemple, allongé au milieu du pré, que le veau daigne se coucher, pour venir l'achever limite en lui murmurant à l'oreille, et ainsi accomplir sa mission de lui faire fermer les yeux. Le tout souligné et dramatisé comme il se doit par 50 jingles et autres inscriptions flashy un peu partout sur l'écran, et ce entre les coupures pub qui sont légion.
Programme suivant, sur la même chaîne, on ne zappe pas, on ne triche pas ! Une équipe de pêcheurs a repéré un coquillage géant quelque part au fond de la mer. Un truc de la taille d'une roue de tracteur, enfin quelque chose qui fait peur quoi. Et que vont-ils faire avec cette coque ? Très simple, ils vont mettre une cyphonée du bulbe au défi de la manger entièrement. La fille est déjà toute excitée quand ils pêchent le monstre ("ça a l'air bon ! j'en veux j'en veux !!"), puis se retrouve attablée dans un restaurant. Alors évidemment, on n'est pas chez les sauvages -ahem-, des types sont là pour lui préparer le mollusque sous toutes les formes possibles et imaginables. Une dizaine de donburi, puis pléthore de sashimi, puis en yakitori, j'en passe et des meilleures. Et mademoiselle triomphe euphoriquement, le ventre plein, le cerveau vide. Instructif.
On ne bouge pas du siège, on ne touche pas à la télécommande, l'expérience continue. Emission suivante. Alors je ne sais plus comment la pauvrette en arrive là, mais à l'écran ça donne : une fille attachée par une corde (enroulée autour de la taille) à un énorme morceau de viande, balancé par-dessus un muret dans une fosse à crocodiles. Le but du jeu étant pour la valeureuse inconsciente de tirer plus fort sur la corde que le crocodile sur le bout de viande à l'autre bout, pour éviter de le rejoindre. Après de longues minutes d'effort intense et un suspense décoiffant, le crocodile lâche l'affaire, et on a droit à un gros plan de la combattante avec marqué "WINNER". J'aurais bien aimé voir le même plan sur le croco, m'enfin tant pis on peut pas gagner à tous les coups.
Après, quand même, on a repris une activité normale. M'enfin il apparait que, si le peuple japonais est le reflet de son paysage télévisuel (et moi, personnellement, j'y crois à mort), le nippon a une très grosse obsession : la BOUFFE. Sérieusement une fois sur deux quand tu allumes le poste, c'est une émission de cuisine, ou assimilée. Tiens par exemple tout à l'heure, une fille se baladait dans la rue et son but était de demander au premier type venu ce qu'il avait mangé la veille, et où il l'avait mangé... pour aller manger exactement la même chose, au même endroit. Truc étonnant d'ailleurs, ça l'a amenée de Nagoya à Matsuyama -pas franchement la porte à côté-, dans l'hôtel où j'avais dormi lors de mon passage là-bas ! Peut-être que c'est un signe. Peut-être que la boucle est bouclée. Et peut-être que c'est pas plus mal, de rentrer dans un mois.
...sinon euh, moi ça va ^^
22:54 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dans le poste, bouffe, crocodile
09.06.2008
Carré bleu sur fond gris

Et puis, va savoir pourquoi, comme dans beaucoup de pays tropicaux aux plages tant convoitées, on sent derrière tout ça une certaine "pauvreté". Le mot est beaucoup trop fort bien sûr, mais on perçoit bien la différence de niveau de vie avec les îles principales du Japon. Sans doute le climat et l'environnement n'y sont-ils pas étrangers, et le mode de vie d'Okinawa est de toute façon plus "relax" : ce n'est pas pour rien que le petit archipel est l'endroit du globe où la population a l'espérance de vie la plus longue. La ville principale, Naha, n'est quant à elle pas bien différente d'une ville japonaise classique, à savoir moche et bétonnée.
Dans les spécificités d'Okinawa, il faut noter la langue traditionnelle locale, le ryukyu, ainsi que la culture associée. Etant donnée la proximité de la Chine, l'influence historique de l'Empire du milieu est également importante. Et puis il y a les produits locaux plus folkloriques qu'on trouve un peu partout, comme le goya, cet espèce de concombre amer, et surtout le shisa, sorte de divinité protectrice ressemblant vaguement à un lion : voilà les deux figures que tu retrouveras partout dans les magasins de souvenirs, sous toutes les formes possibles et imaginables. Ca et les bouteilles d'alcool avec un serpent à l'intérieur. Serpents qui sont parait-il nombreux, y compris les serpents de mer dont j'ai d'ailleurs croisé un minuscule spécimen à marée basse.
Le séjour en lui-même fut trop court car sur les 4 jours sur place, disons-le clairement, on a eu 3 jours de temps moche voire pluvieux. Sans doute les derniers de la saison, la faute à pas de chance ! La plage c'est chouette, mais par temps couvert c'est quand même 'achement moins bien. Ca ne m'a pas empêché de bronzer un peu et même de prendre quelques petits coups de soleil, je te rassure. La température n'est jamais descendue sous les 25°.
Mais le vrai très bon moment du séjour, c'était la séance de "plongée" qu'on a pu faire dans une grande baie au nord de l'île. Combinaison, palmes, masque, tuba, et gilet de sauvetage : hop, c'est parti, on suit le moniteur ! Nul besoin de plonger à proprement parler pour apprécier la richesse des fonds marins locaux, il suffit d'observer à travers le masque, en se laissant flotter depuis la surface. Au-dessus des massifs de corail, nous avons ainsi pu nourrir les poissons, observer les couleurs fluo de certains, et même faire coucou à "Nemo" puisque les poissons clown étaient aussi de la partie !
...et tu verras qu'à Okinawa, on ne parle pas mieux anglais qu'ailleurs au Japon.











19:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : okinawa, shisa, nemo
04.06.2008
Les soleils artificiels

...enfin en vrai la météo est très incertaine, on risque de se taper des gros orages.
20:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : okinawa, héliotropisme






