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16.09.2007
Chasse, pêche, nature et transpiration

Il y a des jours comme ça qui sont plus complets que d'autres. Des jours qui donnent à rire et à pleurer. A s'enthousiasmer et à s'énerver. A penser et à écrire, soit pour ce qui te concerne, à lire.
Sunday morning fever : debout à 9h, en voiture à 10h, et direction le vide-greniers de la barrière Saint Marc. Petites blagues entre amis tout au long de la matinée. Chez la grand-mère de Jérémy, dénichage de vieilles cannes à pêche qui reprendront bientôt du service. Déjeuner fastueux, offert avec bonheur aux convives par notre hôtesse... à laquelle j'ai d'ailleurs promis de revenir l'an prochain. On n'a (presque) rien acheté, (pratiquement) rien vendu, mais l'ambiance "populaire" -j'ai de plus en plus de mal à utiliser ce mot- et le soleil omniprésent sont plus que suffisants pour susciter une bonne humeur durable.
16h, second départ dans la journée. Ma mère, ma tante, et moi. Visite à mes propres grands-parents, cette fois. Logique, c'est "journées du patrimoine", a en substance argumenté maman. Je ne peux de toute façon pas prendre le risque de partir sans les avoir revus. Nous filons droit vers la grande propriété solognote. Soleil, ciel pur azur.
Ma tante nous dépose et s'éclipse voir une ex-collègue. Goûter sur la terrasse, pendant que ma grand-mère égrène les sujets de conversation de son âge... à savoir principalement les derniers pépins de santé en date, et leurs implications quant à ceux survenus antérieurement. Puis courte promenade à travers bois dans le but d'aller récupérer, dans la bâtisse servant de remise, des cartons de vêtements d'hiver dont ma mère a besoin.
Le rideau de fer grince quand nous entrons à l'arrière. Pénombre. Araignées. Bordel monstre dans les piles de lourds cartons. Enervement. Pénombre. Araignées. Coincés sur un mini-escabeau, entre un vieux réfrigérateur et les tours de Pise intérieures, nous tentons à tour de rôle d'extirper les cartons à récupérer. Découragement. Pénombre. Araignées. La chienne (cf. photo 8/09) nous tourne autour dans un espace déjà plus qu'encombré et accidenté. Jurons. Pénombre. Araignées. Quota d'affaires retrouvées atteint : éreintés, décidons d'arrêter là pour cette fois. Posons les affaires devant le bâtiment, sortons, refermons le tout. Réalisons au bruit provenant de l'intérieur que la chienne n'avait pas jugé utile de nous suivre. Réouverture. Pénombre. Araignées. Fermeture définitive.
Retour à travers bois vers la maison, grand-père revenu de la chasse. Retournons en camionnette chercher un carton trop lourd laissé là-bas. Effrayons deux chevreuils. Ramenons le carton.
Tante revenue de visite. Discussion atroce sur le fils de sa collègue, mort écrasé en 2 temps par un bus de ramassage scolaire. Détails révoltants sur l'attitude du chauffeur, de la police, et sur la société de transport mise en cause. Tu voudrais hurler, mais ça ne sert à rien. Tu voudrais cogner, mais tu ne peux pas. La vie, des fois, c'est super moche. Overdégueulasse. Terriblement injuste. Ne te résigne pas.
Rentrage à la nuit tombée. Sommeil. Coups de soleil...
23:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : greniers, cartons, soleil







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