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19.06.2007

Do you speak coiffeur ?

Parce que moi non. Mais alors vraiment pas. Imaginez plutôt : vous êtes un jeune homme capillairement peu averti, qui a pris rendez-vous dans une école de coiffure (parce que c'est moins cher et que vous aimez les expériences, quoiqu'il vous en coûte par ailleurs). Arrivé devant le-dit salon, vous entrez. A perte de vue, des femmes. Des femmes coiffeuses, des femmes clientes. Des femmes, uniquement des femmes. Vous dites bonjour. Erreur : vous auriez dû fuir. On vous installe au bac de shampooing, et une des 4 jeunes apprenties aux bras croisés se dévoue pour s'occuper de vous. Elle règle la température de l'eau à votre convenance, vous échangez quelques mots. Tout se passe bien. Tout a l'air normal, si étrangement normal. Puis on vous installe devant une glace pour la coupe.

Alors que vous êtes assis à attendre celle qui sera votre bourreau -mais ça, vous ne le savez pas encore-, vous sentez confusément que les choses vous échappent lorsque la patrone du centre prend la parole. D'abord, elle taquine les jeunes apprenties (toujours bras croisés) pour savoir si elles ont envie de s'essayer à "une coupe homme". Vous sentez bien que quelquechose cloche dans ce terme. Puis elle interpèle une coiffeuse à l'autre bout de la salle : "machine, une coupe homme : c'est pour toi ! un beau jeune homme en plus !". "Ca c'est avant la coupe", ironise une fille à côté. Vous prenez effectivement cette remarque pour de l'humour. Machine se pointe, et vous l'observez déballer son matériel de torture de son sac à dos : ciseaux, peigne, sèche-cheveux, brosse, tondeuse... TONDEUSE ? Vous êtes perdu.

Voilà. Vous n'avez rien pu faire, elle était trop forte pour vous. Vous êtes maintenant à l'extérieur du salon, et vous n'osez même pas vous mirer dans les vitrines de peur d'y découvrir quelqu'un d'autre, quelqu'un qui n'est définitivement pas vous, quelqu'un qui ressemble davantage à militaire en permission qu'à celui que vous étiez en arrivant. Mais c'est plus fort que vous, votre regard croise votre reflet dans une portière de voiture. Indisctinctement, des souvenirs douloureux vous reviennent alors, des gestes, des paroles...

"Qu'est-ce que vous voulez ? Parce que bon, vous voyez même si j'enlève 2 cm là, ça fait ça, il reste tout ça... alors sinon on peut moderniser". Vous vous souvenez vaguement avoir approuvé. Puis avoir demandé si machine était stagiaire. "Non non je suis déjà formée, en fait je suis là pour une remise à niveau après un arrêt, j'ai repris aujourd'hui !" Avec horreur, la suite vous revient également : "au salon c'est toujours moi qui fait les coupes homme, parce que je vais vite". Mais il était déjà trop tard. Comme pour vous couper toute retraite, elle avait mis le sabot sur la tondeuse, et posé les ciseaux. Vous n'avez pu qu'assister, impuissant, à la fin de vos cheveux. Votre peau, elle, a gardé en mémoire la violence, la frénésie, la sauvagerie des anarchiques coups de tondeuse.

...et maintenant que vous avez durablement l'air d'un con, vous saurez que "coupe homme" = vite fait à la tondeuse, et que "moderniser" = ratiboiser ^^

"fous ta cagoule" ?

Commentaires

arthur qui nous tape un complexe de samson, feel la masculinité diminuée ! :p
non mais sinon moi je trouve que ça change, spa pire, il dramatise toujours l'écoutez pas.

Ecrit par : yoyo | 19.06.2007

une photo! une photo!

Ecrit par : Lil' | 19.06.2007

Hé, ça t'apprendra à être trop "arventhurieux" ! ^^

Ecrit par : Aude | 20.06.2007

Nan bon je commence à m'y faire... mais pour la photo vous pouvez tjrs courir :p

Ecrit par : arthur | 21.06.2007

Les commentaires sont fermés.