04.05.2008

"Early summer"

Je sais pas en France mais ici, que tu le veuilles ou non, l'été est là. C'est même marqué en 4 mètres par 3 au-dessus de Yodobashi Camera pour que tu l'oublies pas : "Early SUMMER". Vu ? Le printemps, c'était hier. Voire avant-hier. Maintenant on se balade en T-shirt à toute heure du jour ou de la nuit. Enfin ça c'est bon pour nous les gaijin, parce qu'en centre ville je n'ai pour l'instant pas vu un seul Japonais se contenter d'un simple T-shirt manches courtes... je fais touriste, j'assume.

Sur le campus, les fleurs violet pétard des buissons succèdent aux sakura, et les insectes géants sont de sortie : du papillon aussi gros que la paume au mukade de 15 centimètres en passant par le frelon aux hormones de croissance, il y en a pour tous les goûts. Sans compter qu'hier soir c'était barbecue party derrière le dorm. Nan vraiment, c'est l'été.

Et tandis que les anniversaires en ville succèdent aux soirées Dance Dance Revolution dans la salle commune, le Japon lui est en pleine Golden Week. C'est-à-dire la fameuse succession de jours fériés (demain par exemple c'est le "jour de la nature" ^^) durant laquelle le gros des troupes salariées nippones s'octroie, ô jouissance suprême, une semaine de vacances ! Ami touriste attention, il va falloir rester chez toi et trembler sous ta couette devant le raz-de-marée annoncé. La fréquentation des sites touristiques explose, le prix des hôtels double, et Bison futé vire écarlate à l'approche de Kyoto.

Cela ne nous a pas empêchés vendredi soir d'aller risquer notre vie à Namba, puisque nous sommes allés manger... du fugu ! A savoir le poisson globe aussi réputé pour sa chair que pour son poison mortel s'il est mal préparé. Les pertes furent heureusement limitées, puisqu'elles se situèrent surtout au niveau du porte-feuille. Le repas était bon, voire très bon, mais le fugu en lui-même n'était pas non plus si différent d'un cabillaud de bonne tenue.

Enfin, puisque c'était la semaine de tous les dangers, j'ai aussi eu droit à mon premier séisme ! Tu me diras, il était temps. En plus il était assez ridicule, puisqu'il a duré quelque chose comme 2 secondes, pour une intensité d'à peine 3,3 sur l'échelle de ce bon vieux Richter. N'empêche, moi j'étais content ^^

...et sinon ouais c'est un peu la grève des photos, aussi : c'est l'été, je post light !

24.04.2008

Get myself high

Là-haut, dans la montagne, se trouve le Koya-san. Situé dans la préfecture de Wakayama (sud du Kansai et donc au sud d'Osaka), ce grand plateau boisé a pour particularité d'être le berceau du bouddhisme Shingon. De ce fait, il abrite naturellement quantité de temples. Temples qui eux abritent parfois... des touristes !

C'était là le principal but de l'excursion : aller passer la nuit dans un temple bouddhiste. C'est pas donné (compter 10,000 Yen soit 60€ par personne), mais on peut pas dire qu'on fasse ça tous les jours. Et crois-moi j'ai pas été déçu.

L'accueil par les moines est globalement chaleureux. Tu ne vas pas réellement habiter avec eux non plus, mais ta chambre est tout ce qu'il y a de plus traditionnelle et soignée, et tu vas manger végétarien comme tes hôtes, pour l'expérience. Le repas qu'on t'apporte est donc un objet de curiosité... comme toujours, beaucoup de plats différents en petite portion... des choses connues, mais aussi des trucs (très) louches ! Dîner ludique, à défaut d'être gastronomique ^^

Détour par le bain, puis je trouve refuge sous la couette... car l'isolation thermique n'est pour ainsi dire pas le fort des temples. Or on est début avril, en altitude, et il n'y a bien sûr pas de chauffage central ! Alors j'exagère un peu, tu as quand  même deux bouillottes électriques sur le futon et un chauffage d'appoint. J'arrête de me plaindre et je rencontre le sommeil sans plus attendre, parce que... ...parce qu'il est subitement déjà 6 heures du matin quand mon réveil sonne ! Direction la salle de prière, pour assister à l'office du matin : la vie monastique, c'est pas un truc de feignasse.

Et là, c'est l'extase mystique ou presque. Je pénètre dans une pièce sombre, où l'on me fait asseoir derrière un petit autel. Comme je l'avais pressenti, je suis le seul hôte du temple. Seul avec 3 moines, pour cette prière. On me demande d'accomplir un petit rituel à base d'encens. Puis les moines, assis devant moi et me tournant le dos, commencent à réciter les prières. Leur voix au timbre étrangement rauque m'hypnotise totalement. La récitation est rythmée par une sorte de cloche au son long et rond, que le moine au centre frappe de temps à autres.  Mon corps tout entier résonne, divinement. Au fond de la salle, des lanternes disposées en quinconce. Un peu partout sur la table centrale, des bibelots, des offrandes. Des statues de Bouddha dans les alcôves. Le cadre est ma-gni-fi-que, l'ambiance magique. Wah. Ca pourrait durer la journée, je ne m'en lasserais pas. Mais non, cela ne prend que 30 minutes. Tant pis.

Finalement vient le petit déjeûner (un peu moins expérimental, mais tout de même) et le moment de quitter le temple, pour visiter le site proprement dit. Beaucoup d'autres temples, d'autres très beaux temples même. Surtout le soir venu, quand ils sont tout de lanternes vêtus. Mais *le* lieu à ne pas manquer, c'est le gigantesque mausolée dans la forêt, l'Okuno-in. Au petit matin, par un grand beau temps, se promener au milieu de ces tombes (plusieurs fois centenaires pour certaines), c'est absolument saisissant.

M'est avis qu'il y a pire endroit pour prier comme pour reposer : les habitants sont assurément en paix.

...et retour à une vie plus terre-à-terre sans doute, au prochain épisode ^^












16.04.2008

Un cerisier a fait le printemps

Les plus belles fleurs sont sans doute les plus éphémères : celles des cerisiers envahissent ainsi chaque année le Japon début avril, pour une à deux semaines maximum. D'abord dans le sud de l'archipel, au climat plus chaud, puis dans le nord, les cerisiers nippons fleurissent. Cette année dans le Kansai, la période de pleine floraison s'étendait du 1er au 10 avril environ. Et dire que c'en est déjà presque fini des sakura ! Florilège rétrospectif de... fleurs. Pour toi, lecteur.

Les cerisiers en fleurs font partie de ces nombreuses images que renvoie le Japon. Au même titre que le rougissement des érables, c'est une fierté nationale, et bien plus encore, un phénomène de société. Car rien ni personne n'échappe à l'ouragan sakura, qui s'abat chaque printemps sur tout le territoire nippon et son peuple sans défense. De la décoration des magasins (fleurs en plastique) aux émissions de jeux télévisés, en passant par un parfum de glace dédié, c'est petites fleurs à tous les étages.

Mais LA grande tradition de saison, c'est d'aller faire hanami. Littéralement "regarder les fleurs". Ca tombe un peu sous le sens tu me diras, sauf que le hanami en fait c'est surtout un grand picnic en famille ou entre amis, si possible sous un cerisier ou pas trop loin, même si celui-ci n'est finalement qu'un prétexte à un peu de convivialité. Voire plus si affinités, le hanami étant officieusement connu pour faire la part belle au bourrage de gueule. Chut.

En même temps que les sakura, ce sont donc aussi les grandes bâches en plastique bleu qui fleurissent sur les pelouses. Y avait pas de raison, j'en ai profité comme tout le monde, y compris pour aller me promener le long du chemin de la philosophie, à Kyoto. Il fallait juste savoir éviter le dimanche, jour d'affluence pour le moins déraisonnable dans les parcs, où trouver un bout d'herbe pour s'installer requiert au moins une intervention divine. De toute façon on trouve des cerisiers rigoureusement partout, c'est presque un arbre sur deux par endroits, quand on n'a pas fait exprès de ne planter que ça le long de certaines allées. Le pays se couvre de blanc. Un blanc qui tire légèrement sur le rose, mais un blanc quand même. Une neige printanière, suspendue quelques jours dans les airs.

Je ne vais pas trop m'étendre parce que je suppose que les photos te parleront, et que tu en arriveras facilement à la seule conclusion possible, à savoir que c'est vraiment beau, très beau. Ouais. T'as vu, j'aurais pu dire "ça déchire le fondement, sa race !", mais non je suis resté sobre.

Sache quand même que les cerisiers du Japon ne donnent pas de vraies cerises comme celles que nous consommons généralement. Sinon, nul doute que le pays serait premier exportateur mondial. Dommage, j'aurais bien fait quelques récoltes sur les arbres du campus ^^

...et la prochaine fois, je te parlerai du Koya-san. Préviens ta mère, tu vas devenir bouddhiste.











08.04.2008

Figures imposées

Cette fois c'est promis, c'est la rupture. Je ne vais pas te faire le coup du Japon paumé, conservé dans du formol à l'abris des regards (forcément indiscrets) des étrangers. Car les derniers jours de mars maman était de la fête, alors fin du programme libre ! C'était tourisme de masse, avec les incontournables... mais ce ne fut pas inintéressant pour autant ! Direction Kyoto et Hiroshima.

Kyoto ça tombait bien, je devais y retourner depuis longtemps. D'abord passage au Sanjusangendo, grand temple bouddhiste. Un joli jardin, un beau bâtiment, d'accord. La surprise est à l'intérieur : 1001 statues de Kannon. Le spectacle est saisissant. Rends-toi compte *ici*, car l'humble visiteur que je suis n'avait pas le droit de prendre de photo.

Visite ensuite du Kiyomizudera, autre célébrité parmi les monuments kyotoïtes. Sa "terrasse" domine en partie Kyoto. Pas grand commentaire à faire, c'est touristique mais ça reste très beau ! Et puis détour encore par le Nanzenji (et son pittoresque aqueduc) ainsi que le Eikando, avant de se promener tranquillement dans des rues moins arpentées.

La nuit passe, le trajet en Shinkansen aussi. Nous voici à Hiroshima. Je t'avoue qu'après Nagasaki, j'avais le sentiment d'avoir déjà donné côté bombe atomique, alors j'étais pas trop dans l'ambiance. D'ailleurs on est passés assez rapidement sur le musée, le dôme, les grues en papier et autres lieux de mémoire. Que veux-tu, on ne peut pas être toujours tout donner pour un rôle.

L'autre grande curiosité touristique d'Hiroshima, c'est l'île de Miyajima. Il y a bien sûr son tori (grand portail en bois des temples shinto), le plus célèbre du Japon et donc le plus photographié / représenté. Sa spécifité ? Il donne l'impression de flotter sur l'eau, sa base étant généralement immergée, au gré des marées. Un peu partout sur l'île tu trouves aussi des daims en liberté, qui n'hésiteront pas à venir manger le plan que tu tiens négligemment dans la main si tu n'y prends pas garde. Au sommet, tu as même des singes (mes amis les singes...). Et crois-moi, si tu ne prends pas le téléphérique, ce sommet il se mérite ! Mais la vue est sublime, on domine tous les alentours.

Et puis il faut signaler qu'Hiroshima est également connue au Japon pour ses huîtres. Alors j'y ai fait honneur en commandant des sushis d'huîtres le soir, à un petit comptoir. Ben c'était pas la plus mauvaise idée de la journée, hein. Avec des huîtres toutes fraîches, à peine sorties d'un bac d'eau de mer... il est possible que ça soit tout simplement ce que j'ai mangé de meilleur dans ce pays, ce qui n'est pas peu dire !

Enfin, je ne pouvais pas ne pas faire passer môman par mon campus et par "ma" ville. L'occasion de faire un brin de shopping, de monter enfin en haut du Umeda Sky Building pour apprécier la vue, et finalement de redécouvrir un peu certains aspects d'Osaka. Ouais, en fait la ville est bien remontée dans mon estime ! ^^

...et bientôt je te dirai tout sur la floraison du cerisier japonais.










31.03.2008

Death from above

Où il sera question de Nagasaki. Mais pas seulement.

D'abord, le départ pour Kyushu ! Celui-ci s'est fait depuis Yawatahama, petit port de la côte ouest de Shikoku dont la dernière photo du post précédent a pu te donner une vague idée. Direction Beppu, soit un peu plus de 2 heures de traversée. En attendant l'heure de mon ferry, je me promène dans le port. Côté industriel, puis côté traditionnel. Dans les petites rues juste derrière, aussi : je n'ai rien à y faire, et c'est précisément ça qui me plaît.

Quand le ferry lève l'ancre, le soleil décline sur une mer d'huile. Tandis que le bâteau glisse paisiblement vers l'horizon, la côte finit par se perdre au loin dans une légère brume. Très vite, la frontière entre ciel et mer devient floue. La distinction a perdu toute pertinence.

La nuit tombée, je fais connaissance avec l'intérieur du ferry japonais. Et surprise, pas ou peu de sièges. J'aurais dû m'y attendre, on s'assoit par terre. Ai-je dit "par terre" ? Non bien sûr, on n'est pas par terre, mais sur des grands carrés de moquette sur-élevés, où l'on peut sans problème s'allonger et dormir. Mini-coussins cubiques à disposition, et prêt de couverture moyennant finance. Evidemment, le tout sans chaussures.

Au réveil, les lumières de Beppu m'occupent la vue. Cette ville suinte l'artificiel au moins autant que la vapeur d'eau. Car la grande spécialité locale c'est le onsen, ce qui aurait dû me la rendre sympathique. Et pourtant, il suffit de quelques dizaines de mètres dans l'artère principale pour prendre le pouls de la ville, et comprendre que quelque chose cloche. Beppu ? Une ville totalement désincarnée, simple station touristique hypertrophiée. Un endroit terne que l'on n'habite pas.

Je prends tout de même le temps d'aller au Takegawara onsen, afin d'essayer une variante originale : le "bain de sable" ! Cela se passe dans une sorte de petit lopin de terre en intérieur. Le sable est noir et chaud, il fume comme un vrai onsen. On t'a préparé une sorte de tranchée peu profonde où, vêtu tout de même d'un yukata, tu t'allonges. Une employée te recouvre alors de lourd sable au moyen d'une pelle spéciale, jusqu'à ce que seule ta tête dépasse. 10 minutes de relaxation. Puis il faut céder la place : ça tombe bien, je commençais à avoir un peu trop chaud ! Séquence "La nuit des morts-vivants" quand je sors les mains du sable avant de me relever (et de prendre une bonne douche).

Adieu Beppu, bonjour Nagasaki. Encore un long trajet en train. Alors bien sûr, je ne suis pas encore très différent du touriste étranger lambda, et j'aborde ma nouvelle étape à la maigre lumière de ce que j'en sais... à savoir principalement le bombardement atomique du 9 août 1945, consécutif à celui d'Hiroshima. Tout de suite, ça plombe un peu l'ambiance. J'arrive de nuit, et me réserve le musée de la bombe et autres joyeusetés pour le lendemain matin. Mais à l'inverse de Beppu, la ville me parait immédiatement agréable. Et le couple qui tient le minuscule restaurant d'okonomiyaki où j'échoue affamé le premier soir se révèle charmant, une fois la glace brisée.

Matinée bombe. J'ai un peu la boule au ventre avant même d'arriver sur les lieux de visite. Le seul fait de ce dire qu'il s'est passé "ça" ici... ça me travaille. La grande statue du parc de la paix pourrait être ridicule, hors contexte... mais je n'ai pas envie de rire. Plutôt furieusement le sentiment inverse. Non loin, le lieu de la détonation, et cette grande colonne noire. Près d'un ruisseau, une plaque explique que les premières personnes valides arrivées sur les lieux après l'explosion ont trouvé là un immense charnier, où ceux que la bombe n'a pas tué sur le coup venaient mourir en suppliant qu'on leur donne un peu d'eau pour apaiser leurs brûlures.

On apprend au musée de la bombe que la température au sol est montée l'espace d'un instant à près de 4,000°C. Dans un rayon d'un kilomètre, aucune âme à l'air libre n'a survécu : corps carbonisés, fluides corporels vaporisés. Le souffle a détruit tous les bâtiments, avant que les incendies ne prennent le relais. Après quoi, ce sont les radiations qui finissaient le travail. Au total près de 75,000 personnes sont décédées plus ou moins directement de la bombe-H. Je pense très sincèrement que c'a été le pire jour dans l'histoire de l'humanité. Parce que c'était la deuxième fois que ça arrivait, et qu'on savait ce qu'on faisait.

Un tour par le "tori à une jambe", rescapé partiel de la bombe, et je sèche mon torrent de larmes intérieures. L'après-midi, je me promène à Glover Garden, dans ces beaux jardins où l'on a reconstitué des maisons coloniales hollandaises, et où une autre Histoire se rappelle à moi : celle du carrefour civilisationnel qu'a longtemps été Nagasaki. Je profite d'une jolie vue sur la baie. Et d'un coup, alors que je me surprends à apprécier le panorama, les souvenirs de la matinée reviennent comme un boomerang. Il ne peut pas s'agir de la même ville. Qu'est-ce que  63 ans, quand on a un d'un côté l'enfer sur Terre, et de l'autre la ville actuelle ? Ce n'est pas possible, ça ne colle pas. C'est proprement inconcevable, les deux réalités s'excluent mutuellement.

Car vraiment, Nagasaki est une belle ville. Mieux, une ville qui a du charme. Et crois-moi je ne dirais pas ça de beaucoup d'agglomérations au Japon. Il faut voir ces petites maisons agglutinées sur les versants de la montagne, ces grands cimetières à flancs de colline, cette multitude de temples... A la question "Y-a-t-il une vie après la bombe ?", Nagasaki a répondu OUI. Et avec une formidable énergie.

Enfin mon dernier jour fut l'occasion d'une rencontre assez extraordinaire, alors que je me promenais tranquillement pour visiter des temples. Un petit vieux s'est mis à me parler, à me demander d'où je venais, bref le genre de questions habituelles. Puis il a proposé de m'accompagner en haut de la colline. Puis il a tenu à me montrer un autre site. Et de fil en aiguille, il m'a servi de guide toute la journée ! Mieux : il m'a emmené en voiture sur certains lieux (dont le Mont Inasa, qui offre une superbe vue), il m'a invité à déjeûner, et il m'a offert un éventail. Tout ça par pure gentillesse, sans chercher aucune contre-partie.

Je quittais donc à regret cette ville de coeur le lendemain, aux alentours de 6 heures du matin, pour attraper le premier train. Mais manque de chance, les horaires ont changé la veille et je m'emmêle les pinceaux par rapport à ce qui était prévu... je prends du retard, et au bout de plus de 11 heures de train je ne suis arrivé qu'à Hiroshima. Alors je craque, et finis par acheter un ticket de Shinkansen pour une somme indue, afin de pouvoir rallier mon lit à temps.

Pourtant les trains-limaces ont parfois du bon : ainsi le seul groupe de Français que j'ai rencontré durant tout le voyage était dans mon wagon sur la portion Miyajima - Hiroshima. Et dans ce groupe se trouvait une diplômée de mon école, devenue journaliste. Tu imagines un peu la probabilité d'une telle rencontre, dans un train paumé à l'autre bout de la planète... ? Alors au fond... peut-être que c'est vrai. Ouais. Peut-être bien que le monde est tout petit ^^

...et réjouis-toi, d'autres photos et récits d'excursions très bientôt !